‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 354 sur 406 · ACTE V, SCENE IV. 5ii · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE IV. 5ii

Rosélie est à vous, possédez sa beauté, Et je serai, madame, à votre majesté.

Si je dois espérer d'obtenir cette gloire, Si des crimes passés vous perdez la mémoire.

Les reproches, monsieur, sont ici superflus,

Et je veux oublier ce qui ne sera plus;

li'honneur veut que je sois à vos vœux accessible ,

Lfin de réparer un affront si sensible;

e romps tous mes desseins et vous rends vos liens,

^voyons là-dessus vers les Dalmatiens.

ALCAWDRE.

k>Tnment satisferai-je à ce plaisir extrême? Tous me donnez, monsieur, à la beauté que j'aime. Llcandre, glorieux entre tous les amans, ^t-il un bien pareil à tes contentemens!

LA REINE, montrant Florinée.

'offre encore à Paris cette belle parente ; !îe consentez- vous pas à l'avoir pour amante ?

PARIS

le serois accusé de trop d'aveuglement , Si je n'adorois pas un objet si charmant.

FLORINÉE.

Et j*aurois mérité le titre de barbare , Si je ne chérissois une faveur si rare.

LE ROI

entrons ici, madame, et ne différons point

Ju bien qui rend nos cœurs satisfaits de tout point;

5ia L'HEUR. CONST., ACTE V, SCÈNE IV. Qu'un heureux mariage, en Tardeur cpii nous presse, A chacun des amans accorde sa maîtresse.

(Tout le inoode sort» excepte Arjpint et Ogior.)

ARGAirf.

On ne nous comprend point en ce rang bienheureux; Le flambeau de l'hymen ne luira que pour eux : Ogier, que ferons-nous?

OGIER

Si j'etois prince encore.

Je te ferois présent de quelque jeune Aurore; J'en choisirois pour moi, nous aurions trop de bien: Mais mon trône est à bas , et je ne suis plus rien.

FÎIX DE l'jIEUREUSE CONSTANCE,

LES MENEGHMES,

COMEDIE

Tous L 33

%i¥»i¥tmmMm9mtmiti¥mnmmmimtmwvm0mti^vtfii%mm9iti*nm%/vt0vw»mnmm*mi¥W9iw%mivvti^%mHt^n^

HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE

SUR LES MEIfEGUMES.

JtiOTROu^ tout en se conformant au goût de son siècle ,' cherchoit la perfection de son art ; et, sans se contenter des applaudissemensl que lui avoient mérités ses imitations de lespagnol, il essays^ de remettre sur la scène quelques ouvrages des anciens. Son but étoit louable sans doute; mais accoutumé à copier servilement ses modèles, sans cherchera peindre les caractères et les mœurs qu'il devoit seuls étudier , il ne donna qu'une traduction littérale des Afénechmes de Plante. On ne sut que bien longtemps après s'emparer d'un sujet comique, traité par les anciens , pour s'en servir comme d'un cadre dans lequel on plaçoit la peinture du siècle pendant lequel on écrivoit, ainsi que le firent Molière dans Y Avare , et Regnard dans le sujet qu'avoit déjà traité Rotrou.

m^^vvtn/vywvtHttftni^mtMtiwtMnivtiviMwtntinm^ttmi^m^nMiiyknnMtMf^n^ntnn^

ACTEURS

MÉNECHME Ravi.

MÉNEGHME Sosicle , frëre de Ménechme Ravi.

ERGASTE, parasite.

MESSÉNIE , yalet de Ménechme Sosicle.

GILINDRE , yalet de cabaret.

ORAZIE , femme de Ménechme Ravi.

ÉROTIE, veuve, courtisée par Ménechme Ravi.

VIEILLARD, père d'Oraaie.

UN MÉDECIN

Page 1