‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 390 sur 406 · LES MÊMES, M£SS£]!(I · texte numérisé non relu

LES MÊMES, M£SS£]!(I

, l^ESSENIE.

Enfin j'ai la maison à bon prix assurée; Mon maître y peut venir, sa chambre est préparée : Mais las! en quel état il paroit à mes yeux! Quelle injure a-t-il faite au peuple de ces lieux? Il le faut assister, et fendre cette presse.

MENECHME Ravi.

O dieux! qu'ai-je commis, que chacun me délaisse?

MESSiNIE.

Que veut aux étrangers ce peuple injurieux? Traîtres, n'irritez pas mon esprit furieux! Rendez cet innocent à mes justes requêtes, Ou craignez que mes bras ne fondent sur vos têtes.

LE VIEILLARD

Que veut cet insensé?

LE MEDECIN

Secourir son pareil.

MI£N£CHME Ravi.

Ah ! quel heureux démon t'inspire ce conseil ? Seul sensible à mes cri« , seul à mon sort propice ,

Achève , cher ami ^ ce favorable ofBce ; N'en épargne pas un, et suis ta passion: L'innocence répond de ta rémission.

Adieu, je cède aux coups.

HESSENiE, allant pour frapper le {Vieillard,

Toi , dont l'a main hardie , D'un coup si furieux m'a la joue étourdie...

LE VIEILLARD, yîjya/i^aftfc Omzic.

Ah! ma fille, fuyons.

MiNECHME Ravi, au médecin.

Tous les dieux vainenient Te voudroient dérober à mon ressentiment. Ta mort sera le prix...

LE iA^ï>i&ci^ jjwfont.

Il faut fuir, si je m'aime.

MÉNECHME Ravi , à Messénie.

Que je suis redevable à ta valeur extrême! Le ciel te soit propice, et que ses déités Te comblent de plaisirs et de prospérités. Leur rage fût sans toi de mon sang assouvie , Et sans toi , dans leurs mains , j'aurois perdu la vie.

MESSÉNIE

Admirez maintenant la valeur de ce bras;

Voyez comme les coups sont ses plus doux ébats;

Comme cette canaille, à mes yeux disparue,

Evite ma fureur et me cède la rue.

Suis-je pas à propos sorti de lisi maison?

Et pouvois-je venir en meilleure saison?

Heureuse occasion que le ciel m'a fait naître ,

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