ACTE V, SCÈNE'^Vfl. Sgr
MESSÉNIE
Que voyez-vous, mes yeux? 6 prodige! ô merveille! Je doute si je vis, je doute si je veille.
' (A Mënechme Sosicle. )
Mon maître est en deux lieux.Quevous veulent ces fous? Je vais vous secourir et seconder vos coups.
MEITEGHME Sosicle.
Qn ne m'attaque pas.
MESSEJNfiE , h Ménechme Sosicle.
Voyez comme on vous traîne; Et vous ne sentez pas les effets de leur haine?
Dieux! qu'est-ce que je vois?
MESSÉNIE
Gardez, n'approchez pas.
Je vais seul à vos yeux vous tirer de leurs bras.
MÉNECHME Ravi.
O toi, qui que tu sois, dont la main favorable M'est encor cette fois au besoin secourable. Seul ami qui me reste, auteur de mon repos. Que ton secours me vient et m'assiste à propos!
MÉNECHME Sosiclc.
Dieux! je vois mon image.
LE VIEILLARD
O ciel! à cette vue Que mes yeux sont troublés , que mon âme est émue !
ERCASTE.
Ce n'est qu'un même objet, je ne puis deviner Qui des deux ce matui m'a réduit à jeûner. ^
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MESSJÊNIE.
Qui de vous est Mënechme? Oh! que j'ai d'espérance Si je puis de vous deux faire la différence! .. Si le ciel aujourd'hui favorise mes vœux , Je trouve un second maître, et vous Têtes tous deux.
MÉNECHME Ravi.
Las ! je n'ai point de gens au besoin si propices , Ils ne m'ont point rendu de semblables offices.
MESSÉTSIE.
Mais quel est votre nom ? tirez-moi de souci.
MÉNECHME Ravi.
On m'appelle Ménechme.
MENECHME Sosiclc.
Et moi, Ménechme aussi.
MESSJÉNIE.
Quel est votre pays?
MÉNECHME Ravi.
Syracuse , en Sicile.
Mais las! depuis long-temps je demeure en cette île: Je fus pris chez mon père en mes plus jeunes ans.
MÉNECHME Sosiclc.
C'est lui, n'en doutons plus. Que mes vœux sont contens!
MESSÉNIE
Et votre père a nom?
MÉNECHME Ravi.
Mosque.
MÉNECHME Sosiclc.
O dieux! ô mon frère!
G rencontre agréable ! 6 fortune prospère !