ACTE V, SCÈNE VIL Sgî
Mes soins sont achevés , et mes travaux finis , £n cet heureux moment qui nous a réunis*
M^NECHME Ravi.
Oui , si j'en ai de vous le moindre témoignage.
MÉNEGHME Sosicle.
Quand vous fûtes ravi , nous étions de même âge. Orante est notre mère.
MÉNBGHMB Ravi.
O dieoxl qu'ai-je entendu?
O Ménechme! mon frère!
MESSiiriE.
Et ce cher Messénie , Que vous avez aimé d'une amour infinie, L'avez-vous oublié? le méconnoissez-vous?
Ne lui ferez vous point un visage plus doux?
MÉNECHME Ravi.
Le temps n'a de ton nom effacé la mémoire.
O mon cher Messénie! ô dieux, le puis-je croire !
LE VIEILLARU*
o bonheur sans pareil !
ORAZIE.
Bons dieux! qu'avons-nous fait^ Si cet autre Ménechme est mon frère en effet?
LE VIEILLARD
Embrassez-le ma fille.
ORAZIE, à Ménechme Sosicle.
Est-ce donc vous, mon frère?
Excusez les transports d'une aveugle colère; Cette heureuse rencontre amortit mon courroux.
(A Érotie.)
Madame, pardonnez à mes soupçons jadoux: Tqme I. . à8