‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 90 sur 406 · ACTE III, SCÈNE IL i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IL i

De promettre beaucoup et de ne rien bailler !

Que deux mille ducats sont des termes frivoles,

Et qu'ils vaudroient bien mieux en effet qu'en paroles !

LE ROI

Tu méprises plutôt ce que je t'ai donné ; Si tu Tavois voulu , je te l'aurois signé.

FABRICE

Si cette bonne bumeur long-temps vous continue , Ma bonne volonté vous sera mieux connue ; Et, si dans un moment je vous retrouve ici , J'apporterai la plume et l'ordonnance aussi.

LE ROI

Nous saurons aisément modérer ta tristesse , S*ilne faut que tenir cette juste promesse.

(Fabrice sort.) (ALéandre.)

Le prince qui dans peu doit épouser ma sœur, Vient avec passion d'en être possesseur: Soignez aux appareils, et n'épargnez, Léandre , Les devoirs que son rang nous oblige à lui rendre.

LEANDRE, tOlU bos.

Tout sera bien contraire à mon intention , Si je mets en effet cette commission.

(Il sort.)

i34 LA BAGUE DE L'OUBLI,

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