SCÈNE III
LÉA3ÎDRE, LÉONOR.
LlÉOirOR.
Que fait ici Tobjet de mes douces pensées ?
LÉAlfDRE.
Je songe au payement de mes peines passées . Tant d'effets sont déjà par la bague arrivés, Que j'ai peine à savoir combien vous me devez.
LléONOR.
lia ruse toutefois est un peu languissante. Et borne lentement notre commune attente. Cet anneau dût agir par des effets plus prompts, Assembler nos destins , et couronner nos fronts.
Que loin de votre esprit ces craintes soient t^annies ;
Sa force aura dans peu nos deux moitiés unies.
Vous avez vu le roi perdre tout jugement;
Kt, s'il a maintenant quelque soulagement,
C'est qu'il n'a plus l'anneau pour nous si salutaire ;
TJlianc s'en sert à délivrer son père.
Mais elle vient ici , suivons un peu ses pas ;
Vous verrez des effets que vous n'espérez pas.