‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 118 sur 428 · L£ MÉDECIN · texte numérisé non relu

L£ MÉDECIN

Puisque dans ce péril les dieux Font conservé ,

A quelques grands exploits son bras est réservé;

Sou front promet beaucoup ; et croyez qu'un courage

Est capable de tout s'il sait vaincre un orage*

CLÉANDRE

Incertain en quels lieux mon œil voit la clarté, Dissipez mes soucis , adorable beauté:

176 L'HEUREUX NAUFRA.GË,

Habité-je des eaux les cavernes, profondes? Vos yeux comme soleils brillent-ils dans, les oadis? Est-ce une illusion qui se présente à moi? , . Est-ce quelque naïade, ou Thétis que je voi? •- M'oserai-je enquérir quelle est votre naissance, Pour régler mon respect par cette connaissance ?-

SALMACIS

Ma sœur vous l'apprendra; mais il est à propos Pour votre allégement et pour votre repos , Que ce lit serve encore à ces ^lembres débiles Sur qui les flots ont fait des efforts inutiles.

(Au Médecin. )

Et vous , puisque le ciel a conservé ses jours , A les faire durer prêtez votre secours ; Employez-y vos soins , et que la médecine Vous fournisse un secret d'une vertu divine - Qui rende à ce beau corps sa première santé , Et fasse de sa vie un éternel été.

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