‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 13 sur 428 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DÉJANIRE, lOLE, HERCULE.

Quel signe en faut-il plus ? le voilà le perfide Sur qui si puissamment une esclave préside ! J'ai trop, hélas! j'ai trop leurs secrets reconnus; J'ai surpris ce grand Mars avecque ^ Venus»

HERCULE

O la femme importune!

DÉJANIRE

Adieu : ma compagnie Ne vous apporte pas une joie infinie; L'Amour est avec vous , et cet enfant honteux !N'aime pas les témoins ^ et se tait devant eux.

HERCULE

il est vrai, mais au moins vois, devant ta sortie, Quelle âme de ces yeux se seroit garantie. As-tu vu des vainqueurs plus dignes de régner, Et pourquoi la raison se dût moins épargner? Vois comme, sans parler, cette agréable bouche Appelle mes baisers et dit que je la touche; Vois que sur ce beau sein les lis à peine éclos, Accusent cette main d'un stupide repos;

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