‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 130 sur 428 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SALMACIS, CLÉANDRE, CEPHALIE. 't\

ciPHALiE, hpart. . 'j.i

Que ses charmes sont doux! ,lj

CLIÉAUDBE. *'A

Il faut donc , grande reM^^ Que mon malheur vous coûte une étemelle peine! ]'. Quel sort injurieux m'a fait mal à propos Venir jusque chez vous troubler votre repos ? Si j'avois pour vous plaire employé cette épée, Si pour vous cette main s*étoit vue occupée , Et si j'avois, madame ^ aux dépens de mon sang, ^ Entre vos serviteurs mérité itjuelque rang , Cette peine au besoin pourroit m'être accordée, Et votre courtoisie du moins seroit fondée: ^.

Mais qu'un rebut des flots , qui n'a rien mérité , Trouve un accueil si doux chez votre majesté. Abaisse vos pensers jusques à sa misère , C'est perdre vos faveurs plutôt que de les faire. ITétoit-ce pas assez que vos pieux efforts Eussent rendu le jour à ce malheureux corps , Sans me servir encor contre vos amis mêmes , Et hasarder pour moi jusqu'à des diadèmes? Évitez de l'Épire et la rage et l'horreur, Livrez ce malheureux à sa juste fureur, Apaisez de son roi le courroux équitable, Sauvez les innocens et perdez le coupable; Ne me soyez pas bonne à vos propres dépens, Et ne détournez point le trépas que j'attends.

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