‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 133 sur 428 · Tome II. i · texte numérisé non relu

Tome II. i

Les mêmes; FLORONDE, sous le nom de -

Lysanor.

LA irOURRICE.

Entrez.

CLE ANDRE, ravi cTi rcconnoissont Floronde.

C'est toi, mon cœur! ô dieux! te puis-je voiri

Quoi , je revois

LYSANOR , lui faisant signe des yeux ^ et lui serrai^,

les mains.

Monsieur, que la rage de Tondei Au lieu de. me sauver, n'a respecté Florondé ! . J'ai vu tomber, hélas! dans ce traître élément, Au faux jour d'un éclair, cet objet si charmant; Et l'onde pour moi seul ne fut pas infidèle, Afin que vous sussiez cette triste nouvelle.

CLÉ ANDRE, y&^a/i^ la douleur.

Florondé ne vit plus ?

LYSANOR.

Je vis ce corps si beau Disparoître cent fois et paroître sur l'eau. Possédant ce butin , les ondes glorieuses Poussèrent jusqu'au ciel leurs vagues furieuses, S'étendirent en l'air, et passèrent leurs bords. De peur qu'elles avoient de perdre ce beau corps; Qu'en ce mouvant cercueil n'eus-je ma sépulture, Quand le ciel me fit voir cette triste aventure! «

CLÉANDRE

C'est, prince infortuné, c'est après ce discours Qu'il t'est lâche et honteux de conserver tes jours.

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