SCÈNE PREMIÈRE
CLÈJiSTBE,roid'Épire, vêtu de deuU; ALGANDBI
ACHANTHE, cAg/î de guerre.
ALCAICDRE.
Puisque sceptres, grandeur, rang, ni titres, ni marque Ne peuvent affranchir de la rigueur des parques, Et que ces noires sœurs sous leurs tragiques lois Rangent également les bergers et les rois , Ne vous consumez point d'une douleur amère; Conservez-nous le fils si nous perdons le père. Un implacable dieu, qui n'eut jamais d'autels, Eut ce droit en partage entre les immortels, De pouvoir s'assouvir de sang et de carnage. Et de ne distinguer les qualités ni l'âge. Ce sceptre, que le ciel vient de mettre en vos mains Vous élève beaucoup sur les autres humains ; Mais en ce noir séjour où toute âme dévale. D'un trône et de plus bas la descente est égale ; Et votre majesté ne s'exemptera pas Ou de nous devancer, ou de suivre nos pas ; Donc^ forcez vos douleurs , et que votre âme, sire,