‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 163 sur 428 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

sâlmâcis, la nourrice.

SALMAGis, un poignard à la main.

si, mon cœur, voici de quoi te satisfaire :

I lieu cache ce traître à ma juste colère?

lions tout respect des hommes et des dieux :

ureur qui me guide et TAmour n'ont point d'yeux.

t peu pour le toucher que ma propre couronne ;

uperbe méprise à cause qu'on lui donne;

e fuît, et mes yeux, charmes de tant de rois,

semblent des captifs indignes de ses lois:

li suis odieuse , épouvantable , horrible !

op cruel affront! ô mépris trop sensible!

( si mes yeux n'ont pu , ma main le peut toucher,

s qu'il me refuse il le faut arracher.

LA NOURRICE

i, voulez-vous souiller d'un action si lâche lat d'une vertu qui n'eut jamais de tache? ez plutôt ce traître aux mains de l'assiégeant ;

votre majesté le venge en se vengeant; oupez la racine à ces fatales guerres

troublent vos plaisirs et menacent vos terres.

SALMAGIS.

imide conseil ! Non , non , un ennemi î d'autres ont vengé n'est vengé qu'à demi; main doit à mon cœur ce meurtre qu'il respire. >andonne ma vie et mon sceptre à TÉpire ; rang, les dignités, les titres absolus.

a5à L'HEUREUX NAUFRAGE,

Ne me seront plusrrîen quand il ne sera plus. Qu'alors une effrontée , une sœur indiscrète , Entretienne de pleurs sa passion secrète , Qu'elle aille sur sa tombe exalter son pouvoir. Mais le peux-tu, cruelle, offenser et le voir? O barbare dessein d'une amour enragée ; Qu'il me seroit amer d'en être ainsi vengée !

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