SCÈNE X
sâlmâcis, la nourrice.
SALMAGis, un poignard à la main.
si, mon cœur, voici de quoi te satisfaire :
I lieu cache ce traître à ma juste colère?
lions tout respect des hommes et des dieux :
ureur qui me guide et TAmour n'ont point d'yeux.
t peu pour le toucher que ma propre couronne ;
uperbe méprise à cause qu'on lui donne;
e fuît, et mes yeux, charmes de tant de rois,
semblent des captifs indignes de ses lois:
li suis odieuse , épouvantable , horrible !
op cruel affront! ô mépris trop sensible!
( si mes yeux n'ont pu , ma main le peut toucher,
s qu'il me refuse il le faut arracher.
LA NOURRICE
i, voulez-vous souiller d'un action si lâche lat d'une vertu qui n'eut jamais de tache? ez plutôt ce traître aux mains de l'assiégeant ;
votre majesté le venge en se vengeant; oupez la racine à ces fatales guerres
troublent vos plaisirs et menacent vos terres.
SALMAGIS.
imide conseil ! Non , non , un ennemi î d'autres ont vengé n'est vengé qu'à demi; main doit à mon cœur ce meurtre qu'il respire. >andonne ma vie et mon sceptre à TÉpire ; rang, les dignités, les titres absolus.
a5à L'HEUREUX NAUFRAGE,
Ne me seront plusrrîen quand il ne sera plus. Qu'alors une effrontée , une sœur indiscrète , Entretienne de pleurs sa passion secrète , Qu'elle aille sur sa tombe exalter son pouvoir. Mais le peux-tu, cruelle, offenser et le voir? O barbare dessein d'une amour enragée ; Qu'il me seroit amer d'en être ainsi vengée !