‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 174 sur 428 · ACTE V, SCÈNE V. a · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V. a

SALMA.CI8

Amoureuse manie , eiin, aveuglement, contrainte, tyrannie, a aux moavemens d*une juste pitié, le traTersez plus leur fidèle amitié.

t trop, parfaits amans, faire durer vos peines,

• ( OUnt â Cl^n<tre ms lirnft. )

t trop vous affliger; rompons, brisons ces chaînes.

mphe du danger ou tu t'es exposé

on aveuglement que tu nous a causé.

tei , belle Floronde , un siècle de délices ;

vos bras soient ses fers , vos baisers ses supplices ,

u'en tous les endroits qu'illumine le jour

Gttse le récit d'une si belle amour.

CLÉANDRE, à la reùie.

votre majesté d'un esclfive dispose, ardonne aux effets d'une si belle cause.

(AG^hiKe.)

ousy dont j'ai trahi le repos et les vœux

CISPHALIE.

:trop; puisque tu vis, j'obtiens ce que je veux, le ciel pour jamais joigne vos destinées , ksse un siècle entier de vos jeunes années.

LTSANOR, à la reine.

prix de tant de biens j'apporte ici la paix, les armes du roi ne troubleront jamais. :et ambassadeur apprenez, grande reine,

miracle d'amour est auteur de sa peine; il peut espérer cet objet amoureux , $a possession faites un prince heureux.

a46 L'HEUREUX NAUFRAGE,

ALCANPRE.

D'un invincible trait ram^pur touche son âme ; . Des charmes inconnus sont auteurs de sa ^amme. Le bruit de vos vertus et dç votre beauté Le rend adorateur d,e votre majesté.

Ce discours est ma charge , et 3on 4ésir eiiti^me Est d'obtenir le bien de vous parler lui-n\ême : Il n^'a chargé surtout d'i^^^jbrer ç^ lffi^he\;^j Et proche de la villç U çn atte9d l^Iji/Qin];^]?.

SALMAGIS.

C'est trop nous honorer; l'amour de ce mcÂiarque Est au peu que je vaux une trop digne marque. Je consens toutefois au bonheur de le voîr^ Et de ce même pas je le vais recevoir.

( Tout le monde sort excepté Céphalie. }

G1ÊP9ALIE seule.

Enfin , un heurçui;; changement Fait d'un long et commun tourment .

Une longue et comflW9^ j^i^:

Le ciel à ces amans a conservé le jour ;

Et , quelqu'assaut qu'il leur envoie , Rien ne mourra que mon amour.

Les af^es dont je l'ai dompté Sont celles qui me l'ont ôté.

Quel est le fruit de ses promesses , , Que qui veut m'obliger profite en me servant ; Le confident a les caresses , Et l'amante n'a que du vent.

Par les prières et par l'or Dont je m'engageois Lysanor,

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