ACTE II, SCÈNE III. a8i
(AFIorimaBt.)
Ah! laisse, cher ami , céder ta passion Au respect que tu dois à notre slfTection.
(APfaiKdor.)
Et vous, pour éviter le titre de barbare, Kérérez les attraits d'une beauté si rare.
PUILIDOR.
Que vous sert d'opposer ces inutiles soins ? I lûs armes quelque jour se verront sans témoins ; ; Et ma juste colère, en rage convertie,
■Peut être différée et non pas divertie.
( U sort. )
PAMpniLE, à Florimant.
J'ai su, des bruits communs quon entend à la cour, I Que vos inimitiés sont des efTcts d amour; Céliane est le prix qui fait votre querelle. Et qu'un même destin vous fait brûler pour elle.
FLORIMANT.
liepiiis que Fœil du jour a connu des guerriers , Qa'on préfère à son sang la gloire des lauriers; Dq)uis qu'aux beaux exploits l'honneur ouvrit la source. Et qu'il fait traverser de l'Afrique sous l'Ourse , A-t-on vu, cher ami, nos desseins furieux Animés par l'espoir d'un prix si glorieux? Et, quoi que la rictoire ait promis à nos têtes. Avons-nous eu pour but de si belles conquêtes ?
PAMPHILE
D est vrai qu'au pouvoir de sa rare beauté
l« plus ambitieux rendroit sa liberté ,
£t que lorsqu'un amant adore un beau visage ,
Comme il lui doit son cœur il lui doit son courage.
282 LA CÉLJANE,
Mais puisqu'à ce combat elle ne consent pas, Que le bruit de vos coups fait pâlir ses appas, * Et que son cœur blessé vous fait assez paroître Le regret de vous voir dans le péril de l'être , Elle doit de ce bras les efforts limiter, Et, pouvant l'employer, a droit de l'arrêter. Mais admirez , monsieur, le bonheur de ma vie : Celle qui sous ses lois tient mon âme asservie , Nise, est....
FLORIMANT.
Elle est
PAMPHILE
Chez vous.
FLORIMÂNT.
O doux rayisseBMtf
PAMPHILE
Je vous conterai tout; courons-y seulement.
FIN DU DEUXIEME ACTE