ACTE III, SCÈNE III. agi
Payez à mon ami ce que vous me devez ; £t qu'un heureux hymen entretienne la flamme Qoe vos divins attraits on fait naître en son âme.
NISE.
Ne croyez point, mes yeux, à ce spectre mouvant , A ce corps seulement formé d air et de vent , Et qui pour me tromper emprunte la figure D'un qui partage encor le beau feu que j'endure. Cet agréable amant trouve son mal trop doux ; Dn rival déplairok à son esprit jaloux. Déçois, déçois, fantôme, une âme plus facile; Mon cœur ne peut douter de la foi de Pamphile.
PAMPHiLE; tirant son épée.
Non, non, je ne suis plus cet amant fortuné, Depuis qu'à te quitter les dieux m'ont condamné ^ Et je rends par ce coup leur colère assouvie.
(nveatsetaer.)
Foi, juge par ma mort si je n'ai point de vie ;
l!Te la difSh^ point.... Oii se fonde ta peur,
Si tu crois que ce corps ne soit que de vapeur?
NiSE, le retenant.
Cruel, qu'à mon respect ta rage se retienne, Du permets à ma main de précéder la tienne. Inhumain , lâche auteur de tous mes déplaisirs , P&mphile , oui , mon cœur s'accorde à tes désirs : lu ne vois plus , mon tout , mon âme suspendue. Ordonne à qui tu veux la faveur qui t'est due , Soumets à ton ami ce misérable corps , Et calme , cher amant , ces furieux efforts ; Qu'il dispose à souhait de ma franchise offerte ; 'ïon Cœur, ce déplaisir m'est plus doux que ta perte :
ao4 LA GÉLIAIÎE,
Mon mal s'adoucira par ce contentement, Que je n'aurai jamais refusé mon amant.
PAMPHÏLE.
Quels dieux m'affranchiront du titre de barbare? Comment reoonnaîtrai-je une faveur si l'are ? Ne plains point mon tourment^ ad<H*able beauté, Puisque mon mal ne vient que de ma cruauté. Possède Florimant, et qu'un siècle de joie Préserve d'accidens vos deux trames de soie.
FIW DU TROISli£ME ACTE.