‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 203 sur 428 · ACTE IV, SCÈNE IL agg · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IL agg

FLORIMANT.

Qaelqae foi que je donne à tes moindres propos^ Je doute de me voir si près de mon repos , ft je tiendrai toujours cette gloire incertaine Si madame d'un mot ne me tire de peine , Rassurant de sa foi qu'un hymen solennel iprès entretiendra d'un lien étemel.

TXiSE^ à FlorimaïU.

^isqu'à vos passions le ciel m'a destinée, )ue différons-nous plus un célèbre byménée? hii, ce corps est à vous, et la mort seulement . droit de traverser votre contentement.

FLORIMANT.

k>ux arrêt de ma vie!

PAMPHiLE, apart.

Et de mon infortune !

FLORIMANT.

4eux! que votre grandeur me seroit importune!

^e ma victoire est belle et mon destin heureux,

)e m'avoir fait époux aussitôt qu'amoureux !

Sais , Pamphile , un remords que ton regard m'envoie

fraverse infiniment ce doux excès de joie ;

Pon œil triste et mourant prouve un ennui secret ,

fu ne me donnes point ce trésor sans regret ;

Et dans ce déplaisir dont ton âme est atteinte ,

l^a voix me fait une offre et tes yeux une plainte.

^ussi je t'obéis avec peu de raison ,

Et mon ingratitude est sans comparaison.

Helas ! dois-je souffrir que mon sujet sépare

Ce que le ciel a joint d'une amitié si rare?

ioo LA CÉLIANEi

Vos soupirs étouffés, adorable beauté,

Ne m'accusent que trop de cette lâcheté.

Il est vrai que j'offense une amour trop parfaite;

J'avoue, heureux amans, votre plainte secrète;

Sur ce cœur criminel elle obtient son effet,

Et le traître renonce au dessein qu'il a fait. >

Que de nouveaux sermens réuixissent vos âmes;

Je ne m'oppose plus à vos fidèles flanmies ;

Et puisque je dois prendre ou Nise ou le tombeau,

J'épouse le dernier et je le trouve beau.

Le noir froid de la mort à mes yeux a des charmes.

Adieu, vivez heureux, ne versez plus de larmes.

Sans crime désormais je puis voir le jour;

Souffrez que l'amitié triomphe de l'amour.

(Il veut se tuer.)

^AMPUiL^ j le retenant. . ' Las \ permets à nos pleurs de mouiller nos visages; Notre amour rend par eux ses derniers témoignages: Ce dieu reçut dans l'eau l'être et le sentiment; Souffre qu'il meure aussi dans le même élément. Il est mort pour Pamphile ; et ces dernières larmes Me vont rendre ce dieu sans pouvoir et sans armes : C'est fait, je n'aime-phis.

iriSE.

Ah ! cruel , que dis-tu ?

fl

PAMPHILE

Qu'autant qu'il est permis de chérir la vertu.

FLORIMAWT.

Nise, employez pour lui vos redoutables charmes; Se défendant si mal , prenez pour lui les armes. Sous quelle étroite loi me veut-il engager,

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