SCÈNE VL
NISE, JULIE.
JULIE, surprenant NisCy et lui arrêtant le bras. Dieux, que viens-je d'entendre?
NISE.
O surprise importune!
JULIE
Nise, qu'espérez-vousT?
WISE. -
Finir mon infortune.
Que la pitié vous touche en l'état où je suis, Et ne prolongez point le cours de mes ennuis, ii-je trop peu souffert? Pour comble de misère, Dieux! fautril que la sœur soit complice du frère ^ Que l'un soitMe sujet de mon cruel tourment, Et que l'autre s'oppose à mon allégement?
JULIE, renversant le if erre.
Ah! Nise , consultez cette rare prudence
Que tant de beaux effets ont mise en évidence ^ »
3ro LA CÉLIANE,
Consultez la raison, dont jamais les conseils N'ont porté les esprits à des desseins pareils. £h quoi, Nise se rend! ce grand courage dède! Elle cherche la mort , et manque de i^smède! Nise , qui peut guérir par im mot seulement, Disant : J aime Pamphile , et je hais FlorkMiif 1 Quelque trépas futur que mon frère voù$ éaatéf * Avec quelques efforts ({ue Pennni (e stinMilté, Ne l'imaginez pas au rang de ces ftràns Qui rendent par leur mort leurs tourmens adoucis: Ses maux ne sont pas tels que deux mois de tristesse Ne soient l'Unique effet du'^urment qui le blesse. De quelque désespoir qu'il. paraisse agité. Croyez que de ce temps il sera limité.
NISE.
Ah! que vous me tenez un discours inutile Dans le dessein que j'ai de contenter Pamphile! Sa fidèle amitié me donne à Florimant , Et je dois obéir à cet ingrat amant*
JULIE
Et vous cherchez la iffort?
ITISE.
Oui J par la seule enhnte De ne pouvoir souffrir cette injuste conti'ainte. Et de n'obtenir pas de mon cruel ennui Le bien de faire voir que je peux tout pour loi.
yvtin.
Dieux ! les plaisans effets dont votre cœur se pique! C'est bien traiter l'amour à la feçon antique.