‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 221 sur 428 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PHILIDOR, JULIE, NISE, CÉLIÀNE.

PHILIDOR, éloigné.

ËnGn je sens un peu refroidir mes esprits;

Il est trop malaisé de souffrir ses mépris;

J'ai langui trop long-temps pour cette âme intraitafcie{

Julie est d'une humeur qui la rend plus aimable ,

Et ce trésor acquis a de puissans appas

Pour me faire oublier celui que je n'ai pas*

JULIE, allant au-des^ant de lui.

Que par un foible effort notre raison se change! Philidor, savez-vous cet accident étrange ?

PHILIDOR

J'ai peine à concevoir quel accident tu dis ,

Si ce n'est que mes vcbux sont beaucoup refroidis,

( Montrant C^liane. )

Et que cette beauté si sourde à ma prière Laisse rentrer mon cœur en sa prison première : Quelque rares attraits qu'elle tienne des cieâx , Ceux de ta belle humeur valent ceux de ses yeux. 11 me souvient encor de notre amour passée. Et j'ai quelque regret de t'avoir offensée.

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