‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 220 sur 428 · ACTE V, SCÈNE IV. Stif · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV. Stif

JULIE, entrant dans la chambre.

La feinte est bien conduite :

Baigne, dieu des amours, favoriser la suite. Ce divertissement ne se peut trop priser.

(ACâiane.)

Qui t'a si bien instruite enj'art de courtiser? Mrille fois ma franchise à ta voix s'est rendue , St je brûle d'amour de t'avoir entendue.

ciLiANE, Fembrassant.

rest gausser à propos ; mais peu de paysans , kms me vanter beaucoup , sont si bons courtisans.

iriSE , 2^j voyant s^ embrasser.

Xeux ! quelle affection est pareille à la nôtre ? fon amant à mes yeux en caresser une autre, ^baiser, l'embrasser! Infidèle, inconstant, 9i cpioi ! ta passion n'a duré qu'un instant I ît vous qui vous offrez à cet amant volage , le croyez-vous d'humeur à souffrir cet outrage?

B me résous plutôt «à Tinfidélité ,

[ne de rie;p refuser d'une telle beauté.

Fise, accordez ce point à l'ardeur qui me presse,

hie, vous étant ma femme, elle soit ma maîtresse;

rest l'ordinaire humeur des hommes de ce temps :

)uand ils n'en ont que deux , ils sont assez contens.

JULIE, à Nise.

Sfadame , jrejetez cet amant infidèle.

(ACëHane.)

Et vous y il faut tâcher de fléchir cette belle : Prenez en ma faveur ce divertissement ; ^tte feinte est requise à mou contentement. Tome II. ?.i

J'aperçois Philidor , dont la triste pensée Pourra changer d'objet, vous croyant insensée. Cet infidèle amant m'est plus cher que le jour, Et vous pouvez ainsi me rendre son amour.

CiLIANE.

Que Nise seulement seconde ma folie, Je ferai toute chose en faveur de Julie.

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