‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 227 sur 428 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes; FLORIMANT, PAMPHIIîE?

conduits par Julie ^ écoutant à la porte.

FLORIMANT.

Approchons-nous sans bruit.

ClÉLIANE.

Ils sont tous à la porte; Commençons.

NISE.

Oublîrois-je une amitié si forte?

Et quoi qu'on attribue au céleste pouvoir, Me peut-il empêcher les moyens de te voir? J'obligerai toujours tes fidèles promesses Des mêmes privautés et des mêmes caresses; Toujours nous nagerons en des mers de plaisirs, Toujours nos voluptés passeront inos désirs; Jamais nos passions ne seront refroidies; *

Jamais de changemens , jamais de perfidies. Florimant ne pourra posséder que le corps ; Tu posséderas tout avecque moins d'efforts ; Ta présence m'est douce , et la sienne ennuyeuse ; Le jour me sera cher et la nuit odieuse.

PAMPHiLE, à part.

Que de brutalité sous des traits innocens ! Dois-je de la croyance au rapport de mes sens ?

G ]£ LIANE, embrassant Nise.

C'étoit par un destin également propice. Qu'un berger captivoit la déesse d'Erice ,

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