‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 228 sur 428 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

an Médor sans renom possédoit les beautés it ses fameux rivaux ont été rejetés, [ne tous les matins sur le rivage maure chasseur languissoit dans les bras de l'Aurore. s déjà ces beaux yeux réchauffent mes désirs : ons-nous mille fois^ je meurs en ces plaisirs.

FLORIMAlfT.

» ressentiment c'est trop de retenue; jure qu^il nous fait nous est assez connue.

( Frappant contre la porte. )

ipons , brisons la porte.

ciLiAiîE, se levant.

Ah dieux ! qu'ai*j e entendu ?

iriSE^reo/^^ be-toi , mon souci.

FLORiH ANT , les Voyant au travers de la porte.

• Voyez comme éperdu , r éviter Teffet de ma juste furie, traître s'est caché sous la tapisserie, ions, qu'attendons-nous en cette passion?

N I s E , ouvrant la porte.

ù TOUS provient, monsieur, tant d'altération?

FLORIMAITT.

)i, toujours solitaire , et toujours si pensive!

NISE.

n'entretiens ici du bonheur qui m'arrive, mon penser prévient de souhaits infinis gréable moment où nous serons unis.

FLORIMAIÏT.

i, tu le chéris fort ce moment favorable, r ma possession t'est fort considérable \

334 L^ CÉUANE,

Tu n'adresses qa'à moi tous les vœuK qae ta bis^

Et je puis rendre seul tes désirs satisfaits: .

J'ai fort touché ton cœur, etsms doute il ne p

Qu'à faire en ma £aveur des efforts de constanoi.

Cette fidélité ne se peut violer ;

En vain tout l'univers ia voudroit ébranler ;

Et je crois que jamais la veuve de Sichée

Ne fut pour un Troyen si vivement touchée.

Qu'ai-je pour mériter cette inclînaitîon?

Peux-tu bien subsister en tant de passion ?

Que l'amour est puissant dans le cœur d'une dame!

Le tien étouffera de l'ardeur qui l'enflamme.

Modère ces transports , ma lumière , mes yeux,

Et ne m'aime pas tant pour te iconserver mieux.

Ole fidèle objet!

JULIE, à part.

O l'agréable ruse!

NISÏ.

Oui , fidèle , et bien plus que celui qui m'accuse. Ma constance, monsieur, n'a que trop de témoins.

FLORIMANT.

Oh ! qu'elle en est remplie! Artémise en eut moins.

Jamais un paysan n'a ton âme blessée.

Et jamais à nos yeux il ne t'a caressée?

Je vous rends, cher ami, cet aimable trésor;

Il ne me touche plus , et vous l'aimez encor.

Adorez constamment cette rare merveille

Dont la fidélité n'eut jamais de pareille.

Un secret repentir me rend mes premiers fers ;

Céliane est sensible aux toaux que j'ai soufferts.

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