‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 238 sur 428 · ACTE I, SCÈNE IV. 35i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV. 35i

d le fondre imprévu de ton courage extrême ssé ces voleurs, ma peur, et la mort même. que de sortir de ce fatal séjour, [Vie j'appremie au moins à qui je dois le jour,, r-moi par quels vœux et par quel sacrifice xsur peut reconnoître un si pieux office.

ALPHRÈDE, FcUtaquant.

le et lâche objet de mes vœux innocens ,

des libertés, fatal poison des sens, mords sont les vœux, et ta vie est l'offrande le peut satisfaire et que je te demande ; 18, qu'en ce combat tu croyois te servir,

sauvé le jour que pour te le ravir ; ftin CQ ce devoir, plus juste que pieuse , Jà. mort seulement t'étoit officieuse. • nis, ou sans égard je suis le mouvement non affront permet à mon ressentiment.

RODOLPHE

/Uphrède, est-ce vous?

ALPHRÈDE.

Parle mieux, infidèle; 'avec mon nom la qualité de belle ; œur dément ta voix, et mon peu de beauté ',^ héias! paroît en ta déloyauté; suis que l'objet des mépris d'un perfide : je veux, si je puis , en être l'homicide ; ^

me raviras ce que je t'ai sauvé , \ ton traître sang ce fer sera lavé.

RODOLPHE

▼eux point défendre un crime sans excuse ; nême je le hais , moi-même je m'aecuse ,

352 LA BELLE ALPHRÈDE,

Et ne me puis sauver que par Taveuglement Qui bannit la raison de l'esprit d'un amant. Je ne condamne point un courroux légitime ; Votre ressentiment est moindre que mon crime; Je suis volage, ingrat, perfide, suborneur; '

Je dois à votre amour raison de votre honneur: Mais la nécessité qui suit la destinée M'engage aux mouvemens d'une ardeur obstinéç Qu'avec tous ses efforts mon cœur ne peut forcer, Et que temps ni raison ne peut faire cesser. Alphrède, accusez donc de mes nouvelles flammes Ce seul fatal instinct qui dispose des âmes. Force les volontés , donne à son gré les cœurs , Et d'un aveugle soin établit nos vainqueurs. Vous possédez toujours ces charmes adorables Qui me furent si doux , si chers et désirables ; Ils ne s'altèrent point, et mon cœur peut changer: Alphrède est toujours belle, et moi je suis léger.

ALPHRÈDE.

ï^e crois pas , orgueilleux , qu'Amour ait fait la chaîi Qui d'un secret effort après tes pas me traîne ; Ne présume pas tant du pouvoir de tes yeux. Que de leur imputer ce transport furieux. Si tu vois que des miens il tombe quelques larmes, Je ne t'oblige pas d'en accuser tes charmes ; " ''

Nbn, traître, je veux bien qu'ils soient crus innooenl Pour m'être si cruels ils sont trop impuissana. N'accuse de ma peine et de cette poursuite - Que le honteux état où tu me vois réduite : Le fruit que le ciel donne à tes sales plaisirs '^

Me porte sur tes pas bien plus que mes désirs;

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