‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 245 sur 428 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

.MINTAS , FERRANDE , PIRATES ARABES.

AKiHTAS, à Ferrande.

^ je vous dois de vœux! quel ange , quel Mercure ut jamais messager de si douce aventure? ^elt biens vous puis-je offrir qui ne cèdent encor lU bien de recouvrer un si rare trésor?

FERRAirDE.

lelui de ma firanchise est le seul que j'implore.

AMINTAS

It moi vous la rendant j'y joins la mienne encore; ît si quelque sujet s'offre de vous servir , *en ai fait un dessein qu'on ne me peut ravir.

FERRANDE.

^ détache des fers un homme de courage je le conserve mieux et plus fort se l'engage. ^{Mrouvez désormais aux dépens de mon sang ^i chez moi votre nom tient un illustre rang : Ëisayez si ce cœur anime un bras timide , Et soyez-moi l'Œnée et la Junon d'Alcide. De quel fameux Centaure et de quel Âchélois Ne ferois-je un trophée à mes moindres exploits? Quel Nesse au sang mortel , quel portier de l'Aveme^ Quel monstre de Némée , et quel serpent de Lerne , Ne troQveroient en moi cet Alcide indompté Qui fît tant de vaincus et ne l'a point été?

AMINTAS

Pour dernière faveur , achevez de m' apprendre Par quelle loi du sort Alphrède ose entreprendre Ze périlleux voyage en ce déguisement.

364 LA BELLE ALPHRÈDE,

FERRANDE.

Deux mois vous l'apprendront : elle suit un .amante Mais de tous le plus fier et le plus infidèle , Et qui fait, au mépris de la foi qu'il eut d'elle, D'une moindre beauté l'objet de ses désirs* Son hymen étoit prêt de Qombler ses désirs., Lorsque pour ce dessein tirant vers l'Angleterre^ Qui de cette rivale est la natale terre, Le vent nous a chassés en ce bord étranger: Alphrède nous suivant eut sa part du danger; Et sa nef en ce lieu , vain jouet de l'orage , De même vent poussée , a fait même naufrage : Son malheur l'a rejointe à ce qu'elle aime tant. Et Rodolphe est le nom de ce jeune inconstant. Mais on amène Alphrède,

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