SCÈNE PREMIÈRE
(une prison.)
RODOLPHE, CLÈAlXDREj les ^s aux mains.
RODOLPHE
Quel destin m'interdit et la mort et la vie? Que ne m'est la dernière ou permise ou ravie! Au captif si long-temps incertain de son sort Chaque instant de sa vie est pire que la mort. Noires filles du Temps, divinités avares , Que dans les beaux dangers vos faveurs sont barbares! Pourquoi, me rencontrant parmi tant de combats, S'engourdissoient vos mains et ne m'attaquoient pas? . Que ne m'atteigniez-vous aux brèches des murailles Où j'ai vu des héros faire leurs funérailles? Pourquoi dedans un camp, pourquoi dans les duel» Vos traits m'épargnoient-ils? Pour m'être plus cruels Pour oter à ma mort Thonneur que je souhaite, Pour rései'ver aux vents le soin de ma défaite , Et de l'humide sein de l'instable élément Me voir jeter aux fers, des fers au monument ? ^
Certes , non sans raison » un élément perfide