‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 286 sur 428 · RODOLPHE, CLÉANDRE · texte numérisé non relu

RODOLPHE, CLÉANDRE

RODOLPHE, à/7ar^.

ïoi qui de tant d'amour eus .un si triste prix. De grâces et d attraits agréable débris , Alphrède , beau sujet des soupirs que j'élance, Enfin de mon remords connois la violence; Que ma douleur t'apaise , et que cette acti(»i Te tienne lieu pour moi de satisfaction. Je ne présume pas qu'offrir une victime Ait toujours tant d'effet que d'effacer un crime; Mais mon ressentiment conjoint à ce devoir Te touchera peut-être et pourra t'émouvoir : Ce seul ressentiment me met en main lerf-aAnes; C'est lui seul qui m'instruit de Tusage deft lânnes; Lui seul fait mes soupirs, et lui seul en tous liiiia Présente à chaque instant ton portrait à mes yeux. Je te vois le teint mort, le sein ouvert, l'œil hâve, Me dire encor : Je t'aime et je meurs ton esclave. Je pense à ton amour, je songe à ma rigueury Et l'un et l'autre enfin me touchent jusqu'au cœur.. En effet , je n'ai pu, sans être bien barbare, V Traiter ^ rudement une beauté si rare.

Quel monstre si cruel a jamais vu le jour. Et quel si dur rocher est capable d'amour? Certes, autant de fois que cette inquiétude Me peint ta passion et mon ingratitude, Je doute, furieux, saisi, triste, interdit, De ce qu'en ce penser ma mémoire me dit ,

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Et crois^, non sans raison, que j'eus l'âme enchantée, D*avoir si lâchement ta beauté rebutée.

Ce penser est suivi d'un long ruisseau de pleurs, £t, confus, je demeure en proie à mes douleurs*

GLIÉANDRE.

Un peu de sentiment pour ses aimables charmes Auroit pu divertir le sujet de vos larmes. La Mort a bien voulu ce que vous méprisiez; Elle ne la rend pas, et vous la refusiez»

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