ACTE II, SCENE VI
LUGiDOR, àpart.
dieux! un mal commun a troublé leur raison.
(Haut. )
OU8 soignons, déliante, à votre guérison.
CÉLIANTE.
ue mon propre rival ait résolu son père 'accorder à mes vœux le succès que j'espère ! ieux! que vous puis-je offrir qui ne soit au-dessous e mon affection et d'un plaisir si doux ?
LUCIDOR.
îl est vrai que l'amour naît de la ressemblance , Q 'VOUS dispute à tort cette heureuse alliance; état est si pareil de Célie et de vous, u'elle doit être vôtre au jugement de tous. itrez , vous la verrez.
CÉLIAITTE.
Âh dieux ! que je périsse uand j'oublirai l'honneur d'un si pieux office)
(n sort.)
LUCIDOR seuL
uelle mélancolie a troublé ses esprits?
ue s'est-il figuré? quand ce mal l'a-t-il pris?
u' Amour corrompt les sens! Un si honteux martyre
st un tribut commun qu'on doit à son empire;
t la nécessité de vivre sous sa loi m i
Le fiiit par leur exemple appréhender pour moi.«,Jiil
[u'on le verra surpris à l'abord de Célie! \iset
ai, lui voulant parler, vu sa face pâlie, ^
es beaux yeux demi-morts , et sans ordre roulans , «
'antôt mouillés de pleurs, tantôt étincelans, . H 8
•t ses bras animés d'une rage si forte , fA
468 LA PELERINE AMOUREUSE,
Que la peur de ses coups m'a fait gagner la porte: Chacun tremble à la voir, et ce fidèle amant N'aura pas sans frayeur ce divertissement.