‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 318 sur 428 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

FILIDAN, LÛCIDOR.

FILIDAN.

Je sors de chez Dorise, oîi cette pèlerine Qu'au secours de Célie un bon astre destine, Sera dans un moment. Un désir curieux La porte à visiter les temples de ceslieux.

LUCIDOR.

Ce soir nous la verrons.

FILIDAN.

Monsieur, si l'on peut rire Aux dépens d'un rival qui souffre un vain martyre, Riez de Céliante, et connoissez /comment La croyance au désir se joint facHement. J'ai trouvé ce rival l'œil mourant, le teint blême, Ou, pour le peindre mieux, différent de lui-même, Et qui, si j'ai bien lu dans cet esprit malsain, ,: Méditoit sur sa vie un funeste dessein. ^ Ranimez, ai-je dit, toute votre espérance; Vous passez en bonheur les amours de Florence; GéUe est en état de n'être plus qu'à vous; Soupirez constamment pour un objet si doux; Mon maître vous la cède. A ces mots il m'embrasse^ Son visage est pourvu de sa première grâce ; B rit du faux espoir de son allégement, (^pendant que je ris de son aveuglement.

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