ACTE III, SCÈNE IL
Que la nécessité de ce vœu désespère , Et qui de tant de pleurs arrosa ce beau sein Quand il vous vit portée à ce pieux dessein?
AITGléLIQUE.
Que vous êtes déçus , et qu'un préteicte honnête ,
Vous cache , heureux vieillards , une honteuse cpête !
Te ne visite point les temples de nos dieux;
Vers eux notre prière arrive de tous lieux :
Te suis d'aveugles feux dont mon âme est atteinte ;
Une profane ardeur prend le nom d'une sainte.
Te eherdie....«
QLORIMAND.
Quoi j madame ?
ANGIÊLIQUE,
Entrons , j'ai trop parlé.
CLORIMAND.
Achevez.
AVGÉhlQVE.
Un remède à ce cœur désolé.
IVIais
(Elle sort.)
GLORiMAirD, seul.
Dieux! qu'elle a de peine , et que ce long silence D'une forte douleur prouve la violence!
Sntipons, il faut sonder plus avant sa langueur, £t tirer avec art ce secret de son cœur.
FILIDAN.
Célie , unique espoir d'un amant si fidèle ,
Que votre charité s'exercera pour eux^
Si vous êtes sensible aux attraits amoureux.
AITGJÊLIQUE.
Vous nommez cet amant ?
FILIDAN.
Luctdor, qui lui-même- Implorera dé vous cette faveur extrême ; Qui, m'envoie en son nom, et qui ne. met qu'en vou» Tout Tespoir qui lui reste , et qui nous reste à tous.
^ AITGIÉLIQVE.
Adieu ; reviens ce soir , et rapporte à ton maître Que pour lui je peux tout.
( Filidan sort.)