‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 329 sur 428 · Tome II. 3i · texte numérisé non relu

Tome II. 3i

lfi% LÀ PÈLERINE ÂMOUBEUSE,

Qui contre ses parens fait sa rébellion. Elle peut éviter qu'un autre la possède , Et n'ose en ce besoin employer ce remède; Enfin par mon avis elle tente autrement Le moyen d'éloigner cet importun amant, Et feint une manie avec tant d'artifice, Qu'il est bien malaisé qu'elle ne réussisse ; Nous n'avons point jugé de remèdes meitlean, Et bientôt Lucidor aura dessein ailleurs. Source de charité, dont toute âme est ravie! De vous seule dépend son honneur et sa vie; Favorisez leur flamme et travaillez pour eux En l'exécution d'un dessein généreux; Cachez cet accident qui perdroit son estime,^ Quoiqu'il soit nécessaire et sa fia légitime ; Et feignez que le mal qui trouble sa raison Peut en sa seule mort trouver sa guérison. D'autres en Lucidor causeront d'autres plaies, Et cette peine feinte en finira de vraies.

O discours favorable! heureuse occasion Où je puis m^'employer à sa confusion !

( A la Nourrice.)

Oui, je vous promets tout, et voue à cette belle Ce qui dépend d'une âme et discrète et fidèle; Ordonnez seulement , et ne réservez rien De tout ce que mes soins pourront pour votre bien. Voyons-la de ce pas.

LA NOURRICE

o dieux! de quel service Pourrons-nous reconnoître un si pieux office ?

( Elles sortent. )

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