‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 362 sur 428 · ACTE V, SCÈNE IX- 5a · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX- 5a

LUCIDOR.

Sont-ils fiiits?

Fi];iiBAir.

Ten ai fait pour un mélancolique

Qui lave de ses pleurs le tombeau d'Angélique , Et non pour un esprit qui paraît si cpntent , Et qui ressent ai peu ce qui Taffligeoit tant.

LUGIOOB.

Tu vois , cher Filidan , les adorables charmes

Que j'ai cru n'être plus et qui causoient mes larmes.

Madame y ce travail qu'il vouoit à mes pleurs

Peut mieux que mes sermens vous prouver mes douleurs.

Voyez en quels discours cet esprit estimable

A. figuré mon deuil.

FILIBAN.

O rencontre agréable !

hVCiBQYi prend les vers et lit ce Mort , horrible fléau des humains y Qui sur les célestes ouvrages Porte tes dangereuses mains Toujours sanglantes de carnages; Fière et barbare déité, Qui d'une aveugle cruauté Dévores tout ce qui respire.

Si tu ne peux ni voir ni guérir mon tourment, Accrois d'un sujet ton empire :

Rends la maîtresse, ou prends l'amant.

L'Amour, ce tyran triomphant, D'un même trait blessa nos âmes ; Pour l'imiter, en l'étouffant, D'un même trait éteins nos flammes.

Angélique vit si je vis ,

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