‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 365 sur 428 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

53o LE FILANDRE,

G^PHiSE , se montrant.

. A changé votre cœur en faveur de Thimante ; Ne dissimulez plus.

THIÊAITE.

Dieux! je parle une fois, ^ Et ce timide cœur est trahi par ma voix. J'espérois seulement en ces lieux solitaires - Devoir entretenir de muets secrétaires; Je croyois n'avouer mes naissantes douleurs Qu'à la fidélité des arbres et des fleurs; Et je n'ai pu cacher cette ardeur amoufense Aux soucis impoi^tuns d'une sœur curieuse. Eh bien, fâcheuse sœur, tes vœux sont satisfaits, Et tti fera^ tes jeux du dessein que jeLfeis: Cette superbe fille à la fin s'est rendinM| Je perds ma liberté si long-temps défendue. Tu riras de ma honte et de ma vanité»

GJ^PHISE.

Je rirois bien plutôt de ma simplicité.

Puis-je, car tu m'as cru^^ et tu sais trop^ que j'aime,

Blâmer un mal en toi qui m'est cher en moi-même?

]'aime, et j'aime en ce point plus lâchement que toi,

Qu'un ingrat me captive et possède ma foi :

Célidor'me rebute, et je l'estime encore;

Et tu fais lâcheté de chérir qui t'adore !

TH3ÉÀWE.

Songe à mon cj^ngement, et plains-moi si tu sais Combien on e^Rimide en ces premiers accès. Veux-tu que ma raison, si long-temps absolue, A ce prompt changement soit sitôt résolue ?

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