‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 370 sur 428 · C.]£PHISE · texte numérisé non relu

C.]£PHISE

As-tu quelque papier? tire-le de ta poche; Fais que raa sœur le voie : elle est bien près , approche ; Presse-^moi de le prendre et parlons un peu haut : Tu verras ce dessein réussir comme il faut.

( Filandre présente une lettre à Céphise , comme de la part de Thimante.)

Au moins reçois s^ lettre , ingrate , inexorable ; £t cesse d'affliger cet amant misérable Qui hait à ton sujet le céleste flambleau , £t dont ta cruauté va creuser le tombeau,

mixNEj parmi les arbres.

Pe qui lui parle-t-il? *

GJÊPHISE.

Donne.

( Elle reçoit la lettre et la dëchire.) f ILANDREt

Ingrate, barbare, Indigne de l'honneur d'une amitié siwire, Insensible beauté , tu la romps , et iraiain Seconde les rigueurs de ce cœur inhumain?

CÉPHISE

' Jugez ^e mon humeur par cette expérience , Et ne m'obligez plus à tant de patience.

O ciel! peux-tu souffrir?....

CipHISE.

Adieu; certain souci Fait que j'aime à rêver : laissez-moi seule ici.

FILANDHE.

Le temps le vengerai, cruelle, dédaigneuse; Et le ciel punira ton humeur orgueilleuse.

(Ilsort.}

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