C.]£PHISE
As-tu quelque papier? tire-le de ta poche; Fais que raa sœur le voie : elle est bien près , approche ; Presse-^moi de le prendre et parlons un peu haut : Tu verras ce dessein réussir comme il faut.
( Filandre présente une lettre à Céphise , comme de la part de Thimante.)
Au moins reçois s^ lettre , ingrate , inexorable ; £t cesse d'affliger cet amant misérable Qui hait à ton sujet le céleste flambleau , £t dont ta cruauté va creuser le tombeau,
mixNEj parmi les arbres.
Pe qui lui parle-t-il? *
GJÊPHISE.
Donne.
( Elle reçoit la lettre et la dëchire.) f ILANDREt
Ingrate, barbare, Indigne de l'honneur d'une amitié siwire, Insensible beauté , tu la romps , et iraiain Seconde les rigueurs de ce cœur inhumain?
CÉPHISE
' Jugez ^e mon humeur par cette expérience , Et ne m'obligez plus à tant de patience.
O ciel! peux-tu souffrir?....
CipHISE.
Adieu; certain souci Fait que j'aime à rêver : laissez-moi seule ici.
FILANDHE.
Le temps le vengerai, cruelle, dédaigneuse; Et le ciel punira ton humeur orgueilleuse.
(Ilsort.}