‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 379 sur 428 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

G^LIDOR.

Veux-tu qu'un même, cœur souffre un double marlyrCi Que sur moi deux objets aient un égal empire; Et puis-je, sous le joug de leurs diverses lois, Entretenir Céphise et Nérée à la fois?

Connois-tu bien Nérée?

GELIDOR.

Assez pour la défendre Contré l'injuste effort du mépris de Filandre. Qui ne cède à ses yeux , et quels astres pareils Egalent la clarté de ces jeunes soleils?

Elle brûle pour toi? tu possèdes son âme?

GÉLIDOR.

, J'ose sans vanité m'assurer de sa flamme; Et je la trouve aveugle en ce point seulement Qu'elle pousse des vœux pour un indigne amant.

Ah! si Nérée un jour me permet de te dire

GELIDOR.

Quoi? . .

Je n'achève point; ce mot té doit suffire. Nourris le vain tourment dont ton cœur est atteint

GELIDOR»'

Adieu , frère ; et , crois-moi , ne plains point qui te. plaint.

(ttsort,) FILANDRE.

Je ne vois point encor son âme préparée Aux aveugles soupçons de la foi de Nérée;

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