SCÈNE VI
Les mêmes; CÉPHISÈ.
cipHiSE, baisant les cheveux de Célidor.
Célidor, seul espoir
Que baises-tu, Céphise? Attends, laisse-moi voir.
ct^ms^^Jèignant la surprise.
Nérée, arrête-toi.
ITÉRÉE, lui oui^rant la main.
Ta résistance est vaine.
57a LE FILANDRE,
CÉPHISE
Ta curiosité pourra te mettre en peine* Il n'importe, je veux
CÉPHISE
Quoi?
Voir ce que tu tiens.
CéPHISE. «
Eh bien, tu le verras^ Gonnois-tu ces liens?
ITÉRÉE, regardant Tes cheveux.
Sont-ils de Célidor? Sa chevelure est blonde* O perfide ! ô cruel , le plus traître du tnon4e ! Qui te les a donnés ?
CÉPHISE
Mon désir et ma main , Car je lés ai coupés. Mais ce discours çst vain : Tu ne peux sans 'regret savoir d'où vient ce gage; Et d'autres entretiens te plairont davantage.
NÉRÉE
Hélas! tu m'apprends tout en ne me disant rien ; Il vient de Célidor , ce tyran de mon bien,
GÉPHISE.
Te l'a-t-il confessé?
NÉRÉE
Depuis que ce volage A tes rares beautés rend un secret hommage , J'évite sa rencontre et je crains son abord Plus que les criminels ne redoutent la mort; Je fuis les faux appas de cette âme traîtresse. Tu l'honores beaucoup d'avoir pris cette tresse.