SCÈNE PREMIÈRE
TBIMANTË seul
JNe délibère plus d'une mort.néçessaiire;
Achève, malheureux^ tes jours et ta misère;
Tu ne peux oublier cette ingrate oeauté ,
Ni perdre ton amouf.sans perdre la clartë.
Sachant qu'elle est pour toi de pitié dépourvue.
Délivre ses beaux yeux de l'horreur de ta vue:
Fuyant eu sa faveur ta lumière dtu jour, .
Tu prouveras ensemble et perdras ton amour.
Sus, quel moyen propice à ta funeste envie
Par une prompte mort terminera ta vie ?
Le fer en ce dessein ne te peut secourir,
Puisque des traits plus forts t'ont blessé san» mourir.
Croire que de tes maux le poison te délivre;
Le plus fort des poisons te laisse encore vivre:
Tu souffres sans danger ce poison amoureux
Que te mit dans le cœur cet objet rigoureux.
EnBn le vaste sein de Marne ou de la Seine
S'offre d'enseveUr et ton corps et ta peine.
Suis ce dernier moyen; meurs, déplorable amant,