‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 407 sur 428 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

Tu nuis par intérêt à ce pcfrfide amant.

Quel témoignage as-tu d'un si prompt changement?

FJLAITDRÉ.

Si porter ses poulets est un mauvais office, Je lui. nuis, je Tavoue.

Oh ! le vain artifice !

On ne douteroit plus de sa légèreté :

Mais fais nos yeux témoins de cette vérité. Les a-t-elle reçus ?

FILANBRS.

Oui; mais sa main superbe Les rompit à mes yeux et les jeta sur Therbe.

NiRifs.

Mais, rompus qu'ils étoient, tu le^ auras serréft.

Le vent en dispersa les morceaux déchirés. J'ai quîfté cette ingrate, et conseillé, Thimante D'étouffer, pour sou bien , sa passion naissante ; ' Car je l'estime plus rival que malheureux.

O conseil favorable! 6 l'ami généreux!

Traître ! on verra Thimante ; et l'instant de ta perte

Suivra, s'il est vivant, ta fourbe découverte;

Et si ton artifice a causé son trépas.

Tous les efforts humains ne te sauveroient pas.

On verra la fureur, si le soleil m'éclaire.

Par les mains de la sceur venger la mort du frkie;

Et, revivant cent fois, cent trépas differens Immoleroient ta vie à ses mânes errans.

( A Thëane.)

Pour obtenir de vous une injuste allégeance Il attire Céphise à son intelligence :

Mais je perdrai le jour si mes sermens sonf:. vains Et si la vérité ne confond leurs desseins. ' Tu ris, tu parois froid après cette imposture, Et tu ne rougis pas, horreur de la nature!

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