ACTE V, SCÈNE IV. 6o
Céphise me servoit , je la servois aussi ; Nous tentions tous moyens, et rien n'a réussi: Nos efforts n'ont produit que la fin déplorable D'un frère si parfait et si considérable. Pourquoi différez-vous l'instant de mon trépas? £st-ce que ce discours ne vous afflige pas, Ou que vous réservez à mon propre courage JjSl résolution de venger cet outrage?
Traître^ mon frère est mort?
CJÉLIDOR,
Thimaiite ne vit plus ?
FILAI^DHE.
Changei en des effets ces discours superflus; Ordonnez ou donnez un sévère supplice, Et vos regrets enfin suivront votre justice,
Bf Ç R £ K •
Cruel! quel accident a terminé ses jours?
Un perfide élément en a borné le cours. Un pasteur de ces lieuse dans le sein de la Seine L'a vu précipiter et sa vie et sa peine: Théane fait chercher ce butin du trépas.
K £ R i£ , courant vers la Seine.
O ciel ! ô dieux cruels !
CÉLIDOR.
Courons, suivons ses pas^
{T\% portent.)
6o4 LE FILANDRE,