SCÈNE IV
NEREE, CELIDOR, FILANDRE.
Hélas! quelle apparence Doit après tant de pas nourrir mon espérance ? Non, Thimante n'est plus,
FILANDRE à genouoç , liU donnant son épée^
Coupable de s^ mort , Je fais vos belles mains maîtresses de mon sort^ Vous trouvez en ce corps, généreuse Nérée, A son juste supplice une âme préparée^ Punissez de ce fer le pire des mortels Qu'avec peine les dieux souffrent à leurs autels y Le mépris et l'horreur du séjour où nous sommes. Qui n'a reçu le jour que pour l'ôter auj^ hommes, Qui, né pour traverser le repos des amans, Fut si long-temps auteur de vos communs tourmens. Pour trouver du remède au mal qui me tourmente J'ai trahi votre amour et l'amour de Thimante;