ACTE V, SCENE III
AHCAS.
Qu'as-tu commis d'injuste , et dont tu sois coupable?
lOLE.
Tai t'ai fait odieux , esclave , misérable.
ARCAS
Mon malheur m'a fait tel et non pas ton dessein.
lOLE.
Cest moi qui t'6te Tâme et qui t'ouvre le sein.
ARCAS
Ainsi la loi du sort marqua ma dernière heure.
lOLE, tirant un poignard de son sein.
Ainsi la loi du sort ordonne que je meure. Achevez donc, bourreaux, cet injuste trépas : Voici mon cœur, voici de quoi suivre tes pas. Ce coup , puisque le ciel permet leur tyrannie , Te donne du courage et de la compagnie ; Nous partirons ensemble. Arrêtez , inhumains.
ARCAS
0 sensible malheur! sauvezJa de ses mains!
lOLE.
Traîtres, cruels auteurs du mal qui me possède, Vous causez le tourment et m'ôtez le remède ; Alcide ordonnart-il qu'on prolongeât mes jours, Lorsque de ceux d'Arcas on bomeroit le cours ? Cest d'égale rigueur nous nuire et nous poursuivre. Que le faire mourir et me forcer de vivre. IWnez, donnez ce fer! ô barbare pitié!
AGIS
0 fille malheureuse !
7a HERCULE MOURANT,
LUSCINDE
O parfaite amitié!
(Là^(m entend un coup de tonnerre et le ciel s^ouTre.)
ALCMÈI^E.
Quel soudain changement! quel horrible tonnerre] De quels éclairs le ciel épouvanté la terre !
PHILOCTiXE.
L'orage se dissipe et les cieux sont ouverts : Mais quel nouveau soleil illumine les airs?
ALCMÈJVE.
Alcide glorieux fend la voûte azurée :
C'est lui-même.
LUSCINDE
O merveille!
ALCMil^E.
O joie inespérée !