ACTE I, SCÈNE V
FLORAKTE.
£t &i je lui plaisois ?
FILAITDRE.
Tu ferojs Timpossible.
FLORANTE, à Orantc.
Madame , agrëerez-vous ces divertissemens ? Que Filandre m'envoie un de ses vêtemens; Vous rirez de la feinte , et je suis assez vaine Pour espérer Fhonneur de toucher Célimène. Sous le titre diamant et d'un de vos neveux , Croyez qu'en peu de jours j'obtiendrai de ses vœux, le n'arrivai qu'hier, et , n'étant pas connue, Il m'est aisé de feindre et de tromper sa vue.
CRANTE
Ce divertissement ne peut être que doux, De voir Florante amant, et Filandre jaloux.
FILAITDRE.
Ta force en cet effet seroit incomparable, Tu ne me serois plus qu'un objet adorable ; De tels vœux dépendroit tout mon contentement, Et je mépriserois l'amante pour l'amant.
FLORAITTE.
le ne t'oblige à rien , et fais cette entreprise Sans dessein que ton cœur me rende sa franchise. Ne dis point qui je suis aux beautés de ce lieu, Et m'envoie un habit.
> Dans un moment.
FLGRAlfTE* FIV DU PREMIER ACTE.