Tome II. a
i8 HERCULE MOURANT,
Et ces fleurs dont jadis mon visage fut peint,
Ne sont plus à tes yeux qu*iin triste et pâle teint.
lole a sur le sien l'ornement nécessaire
A faire de ton cœur un lâche tributaire ;
L'âge lui laisse encor lés appas que tu veux,
Et sa jeunesse enfin me dérobe tes vœux.
Mais son espoir est vain , et le cours de cet âge
Qui m'ôte des attraits, me laisse du courage;
Si ma force n'est vaine en cette occasion,
Je paroîtrai ta feriime à ta confu$ion;
Ta vie, en la fureur dont j'ai l'âme enflammée,
Trame un pire lion que celui de Némée;
Et ma jalouse humeur t'est un monstre plus fort ^
Que tous ceux dont tes bras ont accourci le sort.
(Elle sort.)