LE LAQUAIS
Je VOUS cherche, monsieur, et j'allois chez Orante Vous porter cette lettre.
FLORIDAN liL
« Si tu veux , Floridan , me plaire infiniment, » Accorde-moi ce soir le bien de ta présence; » Ma prière t'oblige à cette complaisance. » Je veux t'entretenir une heure seulement. » Monte seul en ma chambre , et mon affection » Par des vœux infinis te sera confirmée ; » Et si la même ardeur a ton âme enflammée^ » Tu me le prouveras par ta discrétion.
«F^LICIE. J*
( Au Laquais.)
Adieu , je Tirai voir.
( Le Laquais sort. ), • FLORIDAN seul.
Pourquoi ne puis-je, ô dieux! répondre à leur espoij
Qu'un facile moyen a leur âme abusée!
Que toucher une fille est une chose aisée.
Et qu'un amant bien fait a peu d'invention
Quand il n'attire pas son inclination !
Si jamais j'eus sujet d'accuser la nature,
Etant ce que je suis , c'est en cette aventure:
Je suis leur seul espoir et leur unique bien;
Je leur promets beaucoup , et ne puis donner rien.
FIW DU QUATRIÈME ACTE