SCÈNE PREMIÈRE
LYSIS seul.
Combien je suis facile! ô dieux, le dois-je croire
Que pour mon iitérêt il renonce à sa gloire?
Cest bien manqter d*esprit et mériter son mal
Que de traiter Temour par son propre rival.
Qu'il me rende les vœux d*ane ingrate maîtresse
Me les ayant ôtés? oh la vaine promesse !
Il est adoré d'elle » et son intention
Est d'arriver par Teinte à sa possession ;
Et puis, après l'honneur de cette jouissance.
Abandonner ces lieux et vanter sa puissance.
Hais qu'il craigne l'effet de mon juste courroux,
£t qu'il n'irrite pas un amoureux jaloux :
11 (iiiroit vainement et n'auroit point d'asile
Qui rendît contre lui ma poursuite inutile.