LE GRAND-PRÊTRE
Dans les ennuis enfin l'ennui même est banni ; Tout succède à nos vœux.
i68 L'INNOa INFID. , ACT. V, SCÈNE VHI.
CLEANOR.
O céïeste journée , Où le ciel réunît un si bel hyménée , Sois mise pour jamais entre ces jours sacrés Que les peuples d'Epire ont toujours révérés.
FÉLiSMOND, à Parthénie, Si par Teau de mes pleurs mon crime ne s'efface. Quelle soumission peut mériter ma grâce ?
(A Évandre.)
Et toi qui fu& chargé de ce cruel trépas ^ Que tu m'as obligé de ne m'obéir pas !
Sire /dans le palais vous apprendrez l'histoire Qui de son infortune a fait naître sa gloire ^ Quelle fut sa vertu , quel accident m'apprit^ Qu'un charme violent altéroit votre esprit; Enfin vous saurez tout;, mais obligez la reine D'une heure de rejJbs, et souffrez qu'on l'emmène : Le travail du chemin a lassé ce beau corps, Et le chemin est long du royaume des morts. .
FELISMOirD.
Fais, sacré dieu d'hymen, servir cette aventure D'étemel entretien à la race future :
Qu'on célèbre à jamais tes honneurs infinis» Dieux, soyez révérés; astres, s^oyez bénis^
FIN DE L'iirWOCENTE IXFIDIÈLITE.
CLORINDE
COMÉDIE
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NOTICE
HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE
SUR GLORIITDE.
Llorinde est passionnément ëprise de Gelian-^ dre : suivant les conseils de Dorimène y son amie , elle feint une grande froideur pour Ge-^ liandre^ afin de l'enflamnier davantage. La coquette Dorimène engage, d'un autre côte, Célianâre à abandonner Gtorinde,qui na,dit« elle , pour lui que des mëpris. Clorinde ne tarde pas à s'apercevoir des intentions secrètes de Dorimène, et elle fait confidence de ses chagrins à Lisante. Celle-ci offre à Clorinde de ravir par ses agaceries le cœur de Cëliandrc à Dorimène j mais il paraît qu'on ne voit pas impunément le beau Céliandre, car Lisante tombe elle-même dans le piège qu elle lui avait
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tendu. Enfin Cëliandre, qui aime véritablement Clorinde , et qui ne conçoit rien à toutes ces intrigues , se détermine par désespoir à
rejoindre larmée. Il écrit en partant une tendre lettre à Clorinde , et celle-ci court après son amant. Elle se travestit en cavalier, et Farrête en lui demandant la bourse ou la vie. Céliandre reconnaît Clorinde , qui tombe à ses genoux en lui demandant pardon de ses injustes soupçons.
Je n'ai pas parlé des amours épisodiques fort peu intéressàns de Dorimène et de PoHdor, sorte de capitan ridicule , qui prend Céliandre pour son rival et l'appelle en duel. Dorimène parvient à les séparer, et Céliandre y en se refusant à ses transports^ apaise la jalousie dePolidor , mais remplit sa maîtresse de honte et de confusion. A la fin de la pièce, Dorimène apprenant la réconciliation de Céliandre et de Clorinde^ s'enferme dans un cloître, et Ton conseille à son courtisan fanfaron de suivre cet exemple. •
Cette pièce sans action et toute d'intrigue offre plusieurs scènes d'anaour ou de jalousie "d'un excellent ton de comédie j mais la concep-
SUR CLORINDE. 173
tioD en est absui^e. Les romans de La Calprenède avaient accoutume le public à la peinture de sentimens faux et quintessenciés, sans parvenir à fatiguer sa patience; mais ce n'était point dans ces romans interminables que Rotrou devait aller dioisir ses modèles.
ACTEURS
CÉLIANDRE , amant de Glorînde.
CLORINDE , maîtresse de Gëliandre.
LISANTE , confidente de Glorinde.
POLIDOR j amoureux de Dorimëne.
GÉLIMANT, amoureux de Lisante.
DORIMÈNE , ri?ale de Glorinde.
GLARIMOND , ami de Géliandre.
Vu VALET.
CLORINDE
COMEDIE
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