‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 119 sur 437 · LE GRAND-PRÊTRE · texte numérisé non relu

LE GRAND-PRÊTRE

Dans les ennuis enfin l'ennui même est banni ; Tout succède à nos vœux.

i68 L'INNOa INFID. , ACT. V, SCÈNE VHI.

CLEANOR.

O céïeste journée , Où le ciel réunît un si bel hyménée , Sois mise pour jamais entre ces jours sacrés Que les peuples d'Epire ont toujours révérés.

FÉLiSMOND, à Parthénie, Si par Teau de mes pleurs mon crime ne s'efface. Quelle soumission peut mériter ma grâce ?

(A Évandre.)

Et toi qui fu& chargé de ce cruel trépas ^ Que tu m'as obligé de ne m'obéir pas !

Sire /dans le palais vous apprendrez l'histoire Qui de son infortune a fait naître sa gloire ^ Quelle fut sa vertu , quel accident m'apprit^ Qu'un charme violent altéroit votre esprit; Enfin vous saurez tout;, mais obligez la reine D'une heure de rejJbs, et souffrez qu'on l'emmène : Le travail du chemin a lassé ce beau corps, Et le chemin est long du royaume des morts. .

FELISMOirD.

Fais, sacré dieu d'hymen, servir cette aventure D'étemel entretien à la race future :

Qu'on célèbre à jamais tes honneurs infinis» Dieux, soyez révérés; astres, s^oyez bénis^

FIN DE L'iirWOCENTE IXFIDIÈLITE.

CLORINDE

COMÉDIE

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NOTICE

HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE

SUR GLORIITDE.

Llorinde est passionnément ëprise de Gelian-^ dre : suivant les conseils de Dorimène y son amie , elle feint une grande froideur pour Ge-^ liandre^ afin de l'enflamnier davantage. La coquette Dorimène engage, d'un autre côte, Célianâre à abandonner Gtorinde,qui na,dit« elle , pour lui que des mëpris. Clorinde ne tarde pas à s'apercevoir des intentions secrètes de Dorimène, et elle fait confidence de ses chagrins à Lisante. Celle-ci offre à Clorinde de ravir par ses agaceries le cœur de Cëliandrc à Dorimène j mais il paraît qu'on ne voit pas impunément le beau Céliandre, car Lisante tombe elle-même dans le piège qu elle lui avait

i7îi NOTICE

tendu. Enfin Cëliandre, qui aime véritablement Clorinde , et qui ne conçoit rien à toutes ces intrigues , se détermine par désespoir à

rejoindre larmée. Il écrit en partant une tendre lettre à Clorinde , et celle-ci court après son amant. Elle se travestit en cavalier, et Farrête en lui demandant la bourse ou la vie. Céliandre reconnaît Clorinde , qui tombe à ses genoux en lui demandant pardon de ses injustes soupçons.

Je n'ai pas parlé des amours épisodiques fort peu intéressàns de Dorimène et de PoHdor, sorte de capitan ridicule , qui prend Céliandre pour son rival et l'appelle en duel. Dorimène parvient à les séparer, et Céliandre y en se refusant à ses transports^ apaise la jalousie dePolidor , mais remplit sa maîtresse de honte et de confusion. A la fin de la pièce, Dorimène apprenant la réconciliation de Céliandre et de Clorinde^ s'enferme dans un cloître, et Ton conseille à son courtisan fanfaron de suivre cet exemple. •

Cette pièce sans action et toute d'intrigue offre plusieurs scènes d'anaour ou de jalousie "d'un excellent ton de comédie j mais la concep-

SUR CLORINDE. 173

tioD en est absui^e. Les romans de La Calprenède avaient accoutume le public à la peinture de sentimens faux et quintessenciés, sans parvenir à fatiguer sa patience; mais ce n'était point dans ces romans interminables que Rotrou devait aller dioisir ses modèles.

ACTEURS

CÉLIANDRE , amant de Glorînde.

CLORINDE , maîtresse de Gëliandre.

LISANTE , confidente de Glorinde.

POLIDOR j amoureux de Dorimëne.

GÉLIMANT, amoureux de Lisante.

DORIMÈNE , ri?ale de Glorinde.

GLARIMOND , ami de Géliandre.

Vu VALET.

CLORINDE

COMEDIE

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