‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 134 sur 437 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CÉLIMANT, CLORINDE.

CÉLIMAITT, la retenant.

Attendez un moment,

CLORINDE

Que tu m'as fait de peur! dépêche vîtement.

CÉLIMANT.

Pour la dernière fois entends la voix d'un frère Qui ne peut différer un trépas nécessaire , Et qui va terminer sa vie et son tourment Si tu n'offres tes sains à son allégement.

CLORIIÎDE.

Ne prévoyois-je pas ta plainte coutumière? Mais que puis-je pour toi? guéris-moi la première, .Ou plaignons à l'envi notre commun ennui : Ne pouvant rien pour moi, que puis-je pour autrui?

CÉLIMANT.

Je n'accuserois pas cette beauté divine,

Si nos maiix provenoient d'une même origine.

Tu traites Céliandre avec mille dédains ;

Tu lui défends ta vue, et pourtant tu te. plains ;

Au lieu qu'une beauté n'eut jamais tant d'empire

Qu'en a sur moi l'objet qui fait que je soupire.

J'implore à ses genoux la mort ou sa bonté ,

Et rien ne peut toucher cette ingrate beauté.

CLORINDE

Et bien! puis-je empêcher que sa rigueur ne dure? Accuse notre mère , ou plutôt la nature ,

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