ACTE II, SCÈNE IIÏ. ag
DARINEL
Au lieu de vous offrir faites (ju'on vous désire^ En voici le moyen; écoute):.
BARAÎDE.
Dis donc tôt.
DARIITEL.
Que VOUS êtes pressé !
BARAÎDE.
Je te prie, en un mot.
DARIIfEt.
Diane, de ce pas où sa chambre regarde, Comme nous avons su d*un des gens de sa gaf de , Pourra peut-être ouïr les aimables accens Dont votre belle voix sait enchanter les sens; Ses accords mariés à ceux de la guiterre, Peuvent , si vous voulez , charmer toute la terre ; Quoi qu'il arrive aussi, vous ne la quittez pas. Et voulez qu'elle et moi suivions toujours vos pas. Jointe à ces doux accens , votre voix sans pareille Peut-être de Diane attirera l'oreille , Et peut-être ses yeux , en qui vos doux attraits Feront naître un dessein de vous voir de plus près: Alors vous lui rendrez le service fidèle * Que vous lui fit vouer le seul bruit qu'on fait d'elle. Cet avis , ce me semble , est le plus à propos Et pour votre assurance et pour votre repos.
DARAÎDE.
Quelque secret démon ; que ton âme consulte , Fait que de tes avis toujours l'effet résulte. Essayons le succès de cette invention.
3o AGÉSILATÎ DE COLCHOS,
DARiiTEL ) lui donnant sa guitare.
Tenez.
DARAÎOE.
Et par mon chant apprends ma passion.
(Il chante.)
O ciel , si ta Diane eut de mêmes appas
Qu'on peint ceux de celle que j'aime , Ce qu'on dit de Vénus et de Paris n'est pas , ^ Ou son aveuglement en jugeant fut extrême.