‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 151 sur 437 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CÉLIANDRE, LISANTE.

csliaudrc.

Jamais le désespoir, depuis que je soupire, If a possédé mes sens avecque tant d^empire ^ Et jamais malheureux n'a d'un désir si fort Abandonné sa vie au pouvoir de la Mort. Mes yeux entretenoient cette belle farouche ^ Et ni mot ni soupir n^est sorti de sa bouche ; Elle m'a seulement lancé quelque regard , Mais que je devois moins au dessein qu'au hasard : Je n'ai vu ni sa voix ni son humeur forcées, Et cette liberté confondoit mes pensées. Ses yeux iridifférens portoient de tous côtés Les rayons enflammés de leurs douces clartés; Et son port, ses regards, sa parole et son geste, Ne m'ont que confirmé son mépris manifeste.

LISANTE.

Et tu chéris encor ce sujet de tes pleurs?

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