ACTE IV, SCÈNE IV. aS
LISANTE.
A quoi m'obligez-yous?
GÉLiMANT, r embrassant.
Au loyer qui m'est dû.
GLORtNDE.
La voilà bieii |[âtée ! eh bien , tout est perdu ?
LIÂAIfTE.
Coupable auprès de vous d'une si lâche offense , Je TOUS dois ces respects et cette obéissance ; Et si j'obtiens la fin de vos resséntiroens, le me ferai des lois de Vos conimandemens.
d^LiMANT, à Clorinde.
Parle-lui là-dessus.
CLORINDE, se détournant.
N'instruis point ta maîtresse; le promets du remède à l'ardeur qui té presse.
C^LIMAlfT.
Tu ne lui parles pas ?
CLORINDE
Non , car je te réponds.
CJÉLIMANT.
Sâuras-tu figurer des ennuis si profonds?
CLORIjNDE.
Tais-toi.
GÉLiMANT à Clorinde.
Sais-tu l'état de mbn malheur extrême ?
CLORINDE
Cesse de m'interrompre ou lui parle toi-même.
a38 CLORINDE,
LISANTE.
Que TOUS dit Célimant?
CLORIlfDE.
Juge par ses discours, De la nécessité qu'il a de ton secours : Il me prie, et, voulant que j'implore ta grâce. Lui-même divertit ce qu'il faut que je fasse : Tu promets à mes vœux tant de soumission, Que j'ose l'assurer de ton affection.
LISAICTE.
Yous y pouvez beaucoup.
CÉLIMANT.
. O discours favorable, Par qui vous releyez l'espoir d'un misérable ! Heureuse et chère sœur, que je te dois de vœux!
CLORINDE
Va , va , nous la mettrons au point où tu la veux.
( A Lisante. ) (Il sort. )
Cependant viens savoir avec quel artifice
Nous rendrons à ma flamme un favorable office,
Si ton consentement à mon désir est joint.
LISANTE.
Commandez seulement , ne vous expliquez point.
( Clorinde et Lisante sortent.)