SCÈNE VI
Les mêmes; CÉLIMANT.
GiBLiMAirT, remettant une lettre a Dorimène.
Ingrate , dédaigneuse , Voyez ce qu'a produit votre humeur orgueilleuse , Et jusqu'oïl vos mépris ont réduit un amant Qui u'avoit plus de vœuK que pour vous seulement»
DORiMÈiTE , à part y après avoir lu.
Dieux! qu'est-ce que je vois? c'est sa même écriture. O bonheur sans pareil ! o divine aventure I Il me fait un reproche alors que je me plains; Sa passion est vraie, et ses mépris sont feints! O bonheur de mes jours !
GJÉLIMANT.
Insensible , inhumaine I Trouvez-vous du plaisir en l'excès de sa peine? Votre bien dépend-il de son éloignement?
DORIMÈNE
Quand part-il ? où va-t-il ? réponds-moi promptement.
En Hollande , et demain au lever de Taurore. Mais votre changement peut l'arrêter encore, Irai-je l'assurer?
DORIMÈICE.
I^on , ne lui parle pas ; Que le ciel et le sort favorisent ses pas ; Ne l'en divertis point.
ciLIMANT.
Cruelle inexorable, Qu'en lui tu laisses perdre un amant adorable !