ACTE IV, SCÈNE VL a4i
Et que le ciel un jour punira ton orgueil , 5i par tes longs mépris tu creuses son cercueil !
(n sort.) POLIDOR.
Dieux! qu'un prompt changement se voit sur ce visage!
Cest d'un soudain bonheur un soudain témoignage. Comme de faux soupçons causoient nos déplaisirs. Ils cessent par reffort conforme à nos désirs. Porte ailleurs, Polidor, le dessein de tes armes; Épargnant ta vaillance épargne-nous des larmes. Que ton ressentiment cesse avec mon souci.
POLIDOR
Et mon affection cessera-t-elle aussi ?
JDORJMilirE.
Ton visage est charmant , on ne peut s'en défendre; Mais j'oubtîrois un dieu, possédant Céliandre. Adieu y ne le vois point , mes vœux sont satisfaits ; Je me vais disposer au dessein que je fais.
(EUe sort.)
POLIDOR seul.
Voilà ma passion bientôt récompensée :
De si courtes amours ne l'ont guère lassée. 0 dieux! quel prompt effet de mon juste courroux Servira d'allégeance à mon esprit jaloux! Téméraire rival, que ton malheur envoie, Partout oïl j'ai dessein , interrompre ma joie , Je rendrai par ta mort les apprêts superflus ; Tes pas sont épargnés et tu n'es déjà plus!
riK DU QUATRIÈME ACTE.